vendredi 17 septembre 2010

CQFD

Dans le quartier, que l’on fréquente la rôtisserie portugaise de la rue de Dunkerque, la saladerie de l’avenue Trudaine ou les italiens de la rue des Martyrs... les plats sont concotés par des cuisiniers sri-lankais, des Tamouls en général.
Ce jour-là, prise à partie une fois de plus par d’Artagnan, le patron du Corso , j’apprends qu’il a proposé des cours de français gratuits à son personnel sri-lankais. Je m’extasie. Il sourit narquois puis douche immédiatement mon enthousiasme militant. Un seul de ses sous-fifres a accepté sa généreuse proposition. CQFD : ces-gens là ne veulent pas qu’on les aide, même lorsqu’il s’agit d’apprendre à l’oeil la langue de Molière. Juste à ce moment, passe le chef de cuisine. Un grand gaillard, plutôt beau-gosse et sri-lankais. On l’interroge sur le refus en bloc de sa brigade. «Faut les comprendre patron, réplique le chef, les gars à 40 ans, ils veulent pas suivre des cours devant les autres...C’est trop la honte». D’Artagnan a promis. Il va trouver un local hors du resto. A suivre.

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