mercredi 19 octobre 2011

Camille contre les bruits de la ville

Ça crie, ça crisse, ça coince. Marcher. S’arrêter. Courir. Vite. Stop. La folie de la rue. C’est alors que L’Automne pâle de Camille s’installe, je n’entends plus que sa voix cristalline qui couvre le bruit. En flottaison, au dessus des embouteillages, du hurlement du marteau-piqueur, des klaxons agressifs, je marche au rythme de Camille, dans un ailleurs. Sa chanson anesthésie l’agitation environnante, mon pas adopte la pulsation de son chant, je glisse à travers les voitures, insouciante, inconsciente, indestructible. Surtout, ne me débranchez pas !