jeudi 26 août 2010

Ma guerre de l’été

Vous partez quinze jours danser à Cuba et puis à votre retour, c’est la guerre. Pas au Liban, mais chez vous. Elles étaient une ou deux avant votre départ en vacances, vous les comptez maintenant par dizaines, scotchées sur les parois des placards, lovées dans le bocal à riz et le paquet de corn-flake. Très vite, elles vont peupler vos rêves. Elles ? Ce sont les mites alimentaires. À mi-chemin entre la mouche et le papillon de nuit. Même pas belles.
Au début, je les guettais éponge en main, les éliminant une par une. Puis je les ai pshiiitées avec le Raid sans résultats. J’ai testé le piège à mites qui dégage d’affriolantes hormones sexuelles. Les mites y croient, se précipitent et paf, ces obsédées se retrouvent engluées promises à une lente agonie. Sauf que ça ne marche que pour les mâles or ce sont les femelles qui pondent. Bientôt l’invasion tournait à l’obsession, j’en venais à redouter mon retour, le soir, à la maison. Je négligeais mes articles sur le conflit afghan, autrement perturbée par ma guerre à domicile.
Alors un matin, j’ai pris les grands moyens, acheté trois bombes de fumigène, préparé ma petite valise, demandé l’hospitalité à mon voisin et je les ai toutes enfumées, les salopes ! (Désolée d’être vulgaire mais à la guerre comme à la guerre.)

PS : pièges antimites Kapo, Fumigène insecticide Profyr

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